Le champion du monde en titre a clairement affiché sa volonté de doubler la mise cette saison. En effet, le Finlandais s'est montré impérial sur les terres d'un Fernando Alonso retrouvé au volant de sa Renault modifiée mais qui a du abandonner alors qu'il était cinquième.
Raikkonen devance son coéquipier chez Ferrari, le Brésilien Felipe Massa tandis que Lewis Hamilton a conduit sa McLaren-Mercedes sur la troisième marche du podium. Son coéquipier, le Finlandais Heikki Kovalainen a connu une grosse sortie de piste mais en est sorti indemne.
Robert Kubica prend la quatrième place devant la Red Bull de Mark Webber et la Honda de Jenson Button. Nakajima et Trulli complètent les podiums tandis que Nick Heifeld, pénalisé à cause d'une erreur de son équipe, finit neuvième.
Raikkonen compte neuf points d'avance sur Lewis Hamilton tandis que Ferrari en compte douze sur BMW.
BMW place de gros espoirs dans sa monoplace 2008, présentée aujourd'hui, au coeur de son fief munichois. En effet, Dr. Theissen, le directeur de l'écurie allemande, n'y va pas par quatre chemins : "oui, nous voulons gagner notre première victoire en 2008."
Victime lors de la séance de qualification d'une manoeuvre de son coéquipier, jugée intentionnelle par les commissaires, Lewis Hamilton a profité de la rétrogradation de Fernando Alonso au sixième rang sur la grille de départ pour s'envoler en tête du Grand Prix de Hongrie et passer sous le drapeau à damiers en vainqueur devant Kimi Räikkönen et Nick Heidfeld. Alonso, longtemps bloqué derrière Ralf Schumacher, finit 4ème devant l'autre BMW de Robert Kubica. Nico Rosberg et Heikki Kovalainen complète le Top 8. Course à oublier pour Giancarlo Fisichella et Felipe Massa, respectivement 12ème et 13ème.
Passablement nerveux lors de la Q3, Fernando Alonso, l'un des seuls à avoir chaussé des pneus durs pour cette dernière séance, s'est emparé de la pole du Grand Prix de Hongrie devant Lewis Hamilton qui n'a pu défendre ses chances jusqu'au bout, victime d'une défaillance mécanique... ou d'une manoeuvre de son coéquipier. Celui-ci a, en effet, longuement discuté avec son muret des stands et est reparti suffisamment tard de ses stands pour empêcher son coéquipier de faire un tour de chauffe et défendre une dernière fois ses chances. La FIA a décidé de lancer une enquête sur le sujet.