Blocus sur TdFC'est une journée à rebondissement que nous avons vécu aujourd'hui sur les routes du Tour. Cela a commencé par le ras-le-bol exprimé par les six équipes françaises et les deux formations allemandes T-Mobile et Gerolsteiner. Ainsi les coureurs de ces formations soucieuses de montrer leur désappointement après la révélation la veille du contrôle positif du Kazakh d'Alexandre Vinokourov. L'équipe Astana a alors été prié de quitter le Tour par la petite porte. Néanmoins, cette opération ne fut que faiblement suivie puisque d'autres, à commencer par le Danois Michael Rasmussen ou le maillot blanc Alberto Contador, ne prétèrent pas ne serait-ce qu'un regard aux rebelles...

Rasmussen jauneAu bout d'une étape marquée par les vélléités de Carlos Sastre de tenter de déstabiliser le leader de l'épreuve en attaquant très tôt, le Danois de Rabobank remportait sa deuxième étape cette année après avoir tranquillement contenu les attaques des coureurs de la Discovery Channel Levi Lepheimer et Alberto Contador avant de les attaquer à son tour sous la flamme rouge. Ceux-ci perdaient encore respectivement 29' et 35'. On se disait alors que le dernier suspense pour cette fin de Tour résidait dans la bataille que Cadel Evans et Levi Lepheimer allaient se livrer pour la troisième place, les deux premières places paraissant inaccessibles.

Il en est désormais tout autre puisque le maillot jaune a changé d'épaule. En effet, l'équipe Rabobank a décidé de le suspendre de par ses manquements répétés lors de contrôles inopinés. La saga Rasmussen prend donc ainsi fin alors que le meilleur grimpeur des éditions 2005 et 2006 n'aurait jamais dû pouvoir s'aligner au prologue de Londres.

CofidisComme si cela ne suffisait pas, l'UCI a également révélé l'identité du coureur testé positif à la testostérone. C'est Cristian Moreni, coureur de l'équipe française Cofidis. Celle-ci a donc également due se retirer de l'épreuve, qui verra également peut-être l'abandon de l'équipe Rabobank. La révolution souhaitaient par les dirigeants du Tour semble donc prendre forme. Mais jusqu'où ira la grande lessive ?